Le Marathon de Florence, Firenze Marathon

25 Novembre 2007



25 novembre 2007, Firenze marathon Pain and suffering in various tempo.

J'avais promis à Claus un cappuccino italien il y a quelque temps... L'occasion était trop belle après avoir renonce a courir le marathon de Cologne pour cause de blessure à l'entrainement. J'arrive donc à réserver quasi à la dernière minute vols, hôtels et inscriptions marathon. Nous voici donc inscrits pour Firenze. Cependant, vu que ma blessure à la cuisse ne s'est pas remise, et que nous étions tous deux malades la semaine précédente, nous sommes partis à Florence avec l'idée de faire un WE touristique plutôt que sportif! Nous arrivons a Florence, où le temps semble mitigé, pluvieux mais doux et quelques rayons de soleil. Nous décidons de rejoindre notre hôtel, le Mediterraneo (grand merci La Tortue pour ce conseil très avisé) avant d'aller au stade récupérer notre dossard.

Petit périple pour obtenir notre chambre! La première chambre s'avère occupée... La tenue de course déjà soigneusement préparée sur le lit... Un pro sans doute! Retour à la réception pour nous faire attribuer une autre chambre. En ouvrant la porte, ca sent la douche fraiche... Et pour cause la chambre est occupée également! Le type devait encore être sous la douche. Oops! Bon la plaisanterie devient moins drôle. A la troisième chambre qu'on nous donne, on frappe avant d'entrer histoire de ne pas tomber à nouveau sur quelqu'un! Ouf, c'est libre...

Direction retrait des dossards au Campo del Marte. Nous croisons FB, Mounir et toute une partie de l'équipe CLM. Un parcours sinueux nous amène au retrait du sac marathon bien garni et hop, nous voilà fin prêts mais pas stressés vu qu'on ne prévoit pas de courir le marathon mais au plus 13km... Le RV fixé pour les CLM est bien trop tôt pour nous, alors nous rejoignons tranquillement la Piazza Michaelangelo, d'où la vue sur Florence est magnifique. Soleil qui perce et brume à l'horizon, un cadre superbe, nous faisons quelques photos. Et nous mettons d'accord sur le fait de courir les premiers 13km du parcours qui nous amènent directement devant l'hôtel, et aviser ensuite en fonction de nos douleurs...

Le départ est lancé un peu en retard, nous partons en queue de peloton et hop nous voilà en course, à un rythme de croisière très lent mais qui nous permet de regarder autour de nous et profiter du paysage en toute tranquillité. On guette les signes de douleurs, ma blessure se manifestant en général après 2 ou 3km environ.

Nous apprécions le paysage, et l'ambiance entre coureurs. Il y a tout un groupe américain qui met une bonne ambiance (nous apprendrons par ailleurs qu'ils sont venus à 250!) et qui nous amusera tout le long de la course avec leur méthode alternée course/marche rigoureusement chronométrée et suivie à la lettre tout au long du parcours!

Les km défilent incroyablement vite malgré notre vitesse escargot (7'30 au km!) et nous voici déjà près de l'hôtel au km13! Pas question d'arrêter là, la forme semble nous avoir regagné et juste un petit stop a l'hôtel pour chercher bananes et autres gels que nous avions oubliés! Pas de douleurs, les jambes semblent avancer toutes seules (parcours plus plat, il n'y a pas) et la tête se dit que c'est possible... Et si on le courrait en entier ce marathon?

Aussi incroyable que cela paraisse (pour nous tout du moins) nous voyons défiler les kms. Sans stress, en chantant ou en dansant et s'embrassant, nous continuons notre bonhomme de chemin. Le passage près du palais Piti annonce la partie touristique, nous arrivons sur la place du Dôme au km 28, grandiose impression! Pause photos... Tout de même, tant qu'à être lents autant en profiter. Nous ressortons et longeons l'Arno, passons à cote du superbe Ponte Vecchio et la encore quelques photos s'imposent. Surtout que le soleil est au rendez-vous et qu'il fait 14 deg dehors!

Les muscles et genoux nous rappellent à l'ordre mais lorsque nous réalisons au km32 que faire demi-tour nous prendrait autant de temps que continuer, alors autant continuer! Cette portion s'avère très difficile et je dois marcher. Nous sommes dans un parc avec une ligne droite sans fin et aucun spectateur. Très difficile pour le moral et notre vitesse chute de façon vertigineuse. Marche et course s'alternent et au km 35, ouf on rejoint le centre ville et on se remotive au vu du reste du parcours qui se doit touristique.

Ces derniers km sont difficiles, les muscles sont mis a rude épreuve et surtout les bénévoles commencent à ranger les panneaux et les spectateurs sont rentrés chez eux pour la plupart. Mais le km 42 et l'arrivée au pied de l'église Santa Croce est la consécration de nos efforts!

La tête a tout fait dans cette course, avoir envie, ne pas se laisser douter, se dire qu'en marchant on y arrivera même si on doit y passer toute la journée, et surtout la blessure qui ne s'est pas manifestée, toute une combinaison de facteurs qui font que nous avons pu finir ce marathon dans de bonnes conditions et contrairement à toute attente, surtout qu'on ne croyait vraiment pas pouvoir faire un marathon sans être entrainé!