1ere edition du Marathon du Vignoble d'Alsace
26 Juin 2005

Chaleur écrasante… 2ie
tentative de marathon pour ce mois de juin 2005 après le Marathon du Mt St
Michel qui a été annulé en cours, cette fois ci le Marathon du Vignoble d’Alsace
(MVA).
Nous sommes donc décidés à prendre le départ du MVA sous l’impulsion de Riri et
Fabdulux de www.courirlemonde.org merci à eux. Du moins c’est ce qu’on pensait
avant le départ ;-)
Lever aux aurores dimanche matin, il faut qu’on parte à 6h pour être au RV avec
Fabdulux au retrait des dossards vers 8h à Molsheim en alsace.
Nous voici donc sur la route et le soleil se lève déjà… pas bon signe, le
thermomètre affiche aussi plus de 20degrés à 7h du mat. Est-ce qu’on va se faire
un MSM bis ???
Nous arrivons sans encombre, le petit-déjeuner est déjà loin mais la chaleur ne
donne pas faim pour un 2nd en-cas. On verra bien !
Rencontre sur le village marathon avec Fabdulux. C’est sympa de se retrouver –
dommage que les autres coureurs CLM qui sont venus pour l’occasion ne se soient
pas manifestés. Mais bon, on se prépare, retrait des dossards, derniers
préparatifs et on se retrouve pour la photo au moment du départ. Fabdulux est
gonflé à l’hélium avec tous ses ballons multicolores fixés à son t-shirt !
Vu la chaleur, je vise un peu moins de 5h pour le marathon, petite forme. Nous
ne sommes pas des milliers au départ, 600 environ et c’est du coup une ambiance
très village et petite course. Ca change des marathons des grandes villes ou on
se bouscule sans cesse. Là, même pas 1minute de décalage entre le coup de feu et
le passage de la ligne de départ.
Et c’est parti pour le marathon dans une ambiance festive.
Tout va bien, le soleil reste derrière ses nuages, le rythme est bon – premier
ravito vin… le choix est difficile : non on ne va pas se casser les jambes tout
de suite, pas de vin durant la course ! Pourtant les vignerons sont des plus
sympathiques et joviaux à cette première étape.
Premiers 10km en un peu plus d’une heure, idéal pour moi et le rythme reste très
correct. Mais voilà, le soleil se dégage des nuages et m’assène comme un gros
poids sur les épaules et dans les jambes, le petit-déjeuner est trop loin. Les
Kms deviennent de plus en plus lents au point de me faire douter d’y arriver.
Claus a décidé de courir avec moi, histoire de s’entraîner sur des durées de
course plus longues… il ne va pas être déçu le pauvre ! Au km13 je suis déjà
dans le mur…
Les côtes s’enchaînent entre les premiers vignobles, ça fait un peu mal et le
point de relais à 20km devient une torture. Là haut, en haut de la côte c’est
presque la moitié du marathon… mais ce sont déjà des Kms marchés qui font mal.
Trop soif, plus soif, trop faim, plus faim – l’estomac ne supporte plus rien et
me prends toute l’énergie qui reste ce qui fait que les jambes sont en coton.
Montée depuis le Km18 jusqu’au 22 et plus, ça fait mal et je ne termine pas un
Km sans marcher. Un mur décidément trop long !
Heureusement, les ravito ne manquent pas, les bénévoles sont super gentils, les
douches des pompiers en route font un bien fou !
Jusqu’au moment où au Km 26 après 3h10 environ la voiture abandon me propose
gentiment de me ramener (bon je ne suis pas la dernière c’est bon à savoir quand
même et je trottine encore cahin-caha), mais là c’est décidé que non je
n’abandonnerai pas et même si je dois mettre 5h30 je passerai la ligne d’arrivée.
Le parcours est sublime, très varié mais surtout pas du tout ombragé dans les
vignes et ça tape sacrément. Ca sera bon pour le vin. Claus en profite pour
cueillir des cerises au passage, le pauvre à cette allure il s’ennuie sacrément
!
Les villages traversés sont charmants mais offrent très peu de répit à l’ombre.
On reprend en marchant histoire de calmer le corps qui réclame trop d’attentions.
Et puis les haltes ravito sont source de détente, on y resterai volontiers…
Et voilà enfin la libération, au Km28 soudain les jambes sont de nouveau là, et
nous repartons en courant (lentement mais sûrement) jusqu'à la ligne d’arrivée.
Avec une chute sur le dernier km tout de même, heureusement dans l’herbe, mais
ça fait tt drôle, nous voilà dans les derniers mètres, ouf ! Il n’y a plus grand
monde mais on s’en moque, nous passons l’arrivée main dans la main, ça fait du
bien de savoir que c’est fini !!!
La morale de ce marathon….
• Le MVA est une superbe course, très variée, idéale pour ceux qui en ont marre
des marathons sur bitume – la région est très chouette
• Le MVA n’est pas un marathon pour débutant… ça grimpe dans les vignes!
• En juin, il fait chaud, très chaud… surtout pour ceux comme moi qui carburent
à 180puls/min… c’est juste super pour le bronzage sportif ;-)
• Le MVA est super convivial, une organisation super réussie sous tous les
points rien à redire, on a eu du mal à redécoller pour rentrer…et on applaudit
les gagnants qui sont repartis avec leur poids en bouteilles de vins (excellente
tradition de Molsheim qui favoriserait la prise de poids volontaire…)